
06.08.2026
La Commission européenne n'a trouvé aucune preuve d'une prétendue campagne de désinformation russe sur les réseaux sociaux avant le déclenchement de la crise migratoire à Ceuta, sur la côte africaine de la Méditerranée.
Lors d'un point de presse à Bruxelles, Guillaume Mercier, porte-parole de la Commission européenne, a fait savoir que les médias et les canaux d'information russes avaient accordé une large couverture à la crise migratoire à Ceuta, mais que cela a eu lieu «avant le début des événements, c'est-à-dire avant la date du 30 juillet».
Il a précisé que l'UE n'avait identifié aucune activité informationnelle de leur part, insistant, par contre sur «l’instrumentalisation des passeurs et des trafiquants d’êtres humains» notamment à travers la diffusion de différents types de désinformation sur les réseaux sociaux.
Le porte-parole de la Commission européenne a ajouté que les autorités espagnoles enquêtent actuellement sur le rôle de ces organisations dans le déclenchement de la crise.
Guillaume Mercier a également reconnu que la Commission ne disposait pas encore d'une vision complète des événements ayant conduit à la crise de Ceuta et qu'elle restait en contact avec les autorités espagnoles, qui poursuivent leurs investigations.
Ni Madrid ni Bruxelles ne disposent encore d'explications définitives sur les causes de cet afflux migratoire soudain. De nombreux témoignages indiquent toutefois que, plusieurs semaines avant la crise, des publications circulant sur les réseaux sociaux au Maroc et dans la région incitaient des candidats à la migration à tenter de rejoindre Ceuta le 30 juillet. Plusieurs médias européens et espagnols avancent l'hypothèse que les autorités marocaines pourraient avoir joué un rôle dans cet épisode ou, à tout le moins, avoir été informées de sa préparation.
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