
08.09.2026
Paris et Berlin sont en désaccord sur la manière de réformer le Service européen pour l'action extérieure (SEAE). La France et l’Allemagne se heurtent sur le pouvoir de la fonction de haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et de la politique de sécurité.
«La multitude de documents diplomatiques et de briefings en coulisses suggère que Berlin et Paris ne sont pas tout à fait sur la même longueur d’onde quant à la manière de modifier la façon dont l’Union mène sa politique étrangère», stipule Euractiv.
«Le plan allemand – qui, selon deux sources proches du dossier, est antérieur à l’initiative conjointe – penche fortement en faveur de l’intégration du SEAE au sein de la Commission. Cela pourrait placer Kaja Kallas, ou toute autre personne occupant le poste de haut représentant pour les Affaires étrangères, sous la tutelle du président de la Commission, une issue peu susceptible de plaire à Paris», précise le site d'information européen spécialisé dans les politiques de l'UE.
«La France s’est montrée agacée cette année par le contrôle étroit exercé par la Commission d’Ursula von der Leyen sur la politique étrangère, arguant que cela ne relève pas de la compétence de cette institution», avertit Euractiv, rajoutant: «La Commission contrôle d’importants domaines de la politique étrangère, du développement à la défense – ainsi que les cordons de la bourse».
«La France s’est montrée plus explicite quant au renforcement du rôle de Kallas et a envisagé de faire d’elle la "première vice-présidente exécutive" de la Commission. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a explicitement déclaré en Irlande la semaine dernière que Kallas et son service doivent être renforcés».
«Pour ajouter à la confusion, c’est le document informel allemand – et non un document franco-allemand conjoint – qui se trouvait dans la mallette d’au moins un responsable lors du Conseil informel des Affaires étrangères de la semaine dernière. Tous les pays n’ont pas été consultés avant la réunion, ce qui soulève de nouvelles questions quant à savoir qui mène ce processus. Deux diplomates ont confié à Euractiv qu’il règne également une incertitude quant à savoir si c’est le Quai d’Orsay de Jean-Noël Barrot ou l’Élysée d’Emmanuel Macron qui dirige la rédaction de la position française», conclut le site d'information européen spécialisé dans les politiques de l'UE.
En début de semaine, Observateur Continental a rapporté que «l'UE a annulé la création du groupe de défense de haut niveau».
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