
03.09.2026
La Belgique a rejeté avec fermeté une nouvelle tentative d'utiliser les avoirs immobilisés de la Banque centrale russe.
«Le nouvel appel lancé par plusieurs États membres de l’Union européenne en faveur de l’utilisation des actifs russes immobilisés n’a suscité que peu d’enthousiasme ou d’intérêt auprès de mes collègues», a constaté mercredi le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot à l’issue d’une réunion informelle avec ses homologues européens en Irlande.
«Il rappelle l’opposition de son pays à la confiscation des actifs russes, en dépit des appels de certains États membres et des besoins financiers urgents de Kiev», précise Sudinfo .
«La semaine dernière, la Pologne, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suède avaient adressé une lettre à la Commission européenne pour lui demander d’explorer de nouvelles pistes permettant d’utiliser les actifs de la banque centrale russe, immobilisés dans le cadre de sanctions européennes, afin de soutenir l’Ukraine», rappelle le média belge.
«La Belgique est particulièrement concernée par cette question, car la majeure partie de ces 200 milliards d’euros sont logés chez Euroclear, une institution financière basée à Bruxelles. Le gouvernement belge s’oppose à une utilisation de ces actifs, craignant les risques financiers et juridiques d’une telle manœuvre», conclut le média belge.
L'utilisation des avoirs russes immobilisés a fait l'objet d'un débat intense l'an dernier, alors que l'UE était confrontée au retrait de l'aide américaine à l'Ukraine.
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