
28.10.2026
Après des mois d'hésitation, l'Europe se montre disposée à dialoguer avec la Russie.
«Björn Seibert, le puissant chef de cabinet de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, devrait diriger la délégation», annonce Euronews.
«Nous sommes fermement résolus non seulement à mettre fin à la guerre, mais aussi à instaurer une paix juste et durable. Tel est notre objectif et la position que nous défendons dans les négociations en cours», a déclaré, selon la chaîne de télévision pan-européenne multilingue d'information internationale en continu, un porte-parole de la Commission.
«Il est à noter que Bruxelles affirme désormais ouvertement son intention de tenir les prochaines négociations dans un format multilatéral, ce qui impliquerait la présence simultanée d'Européens, d'Ukrainiens, d'Américains et de Russes autour de la même table», est-il souligné. «La question de savoir s'il faut rompre l'isolement diplomatique imposé en février 2022 et dialoguer directement avec la Russie est depuis longtemps un sujet de discorde parmi les dirigeants européens».
«L'Allemagne, la Pologne, la Suède, le Danemark et les pays baltes s'y sont opposés, avertissant que les positions de la Russie restaient aussi maximalistes qu'au premier jour de la guerre» alors que «le débat a été relancé en début d'année, lorsque le président français, Emmanuel Macron, et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, ont plaidé successivement en faveur de cette initiative»; «L'idée de nommer un envoyé spécial européen a suscité une multitude de noms potentiels»; «L'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la République tchèque, le Luxembourg et la Slovaquie ont progressivement adhéré à cette stratégie, arguant que les enjeux étaient trop importants pour que l'Europe reste inactive».
«Le manque de consensus est apparu au grand jour en juin lorsque le président du Conseil européen, António Costa, a ouvert de manière inattendue un canal de communication avec le Kremlin. Cette décision a suscité une vive réaction politique et a été discrètement suspendue».
«Cela ne s'était jamais produit auparavant dans le cadre du processus de paix. Jusqu'à présent, ce sont principalement les États-Unis qui dialoguaient avec la Russie, avec des réunions trilatérales ponctuelles incluant également l'Ukraine», rappelle Euronews.
Déjà la semaine dernière, Observateur Continental pointait Seibert comme candidat à la médiation pour l'UE: «Le plus proche collaborateur de von der Leyen, Björn Seibert ayant été aussi présent en Norvège avec Witkoff, serait vu comme un candidat à la médiation avec la Russie. En outre, Seibert a pris part à des réunions de conseillers à la sécurité nationale dans le cadre de la Coalition des volontaires visant à soutenir l’Ukraine».
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