
03.02.2026
L'Assemblée nationale a rejeté ce lundi les deux dernières motions de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, ce qui a donné lieu à l'adoption définitive du budget pour 2026.
Les partis La France insoumise (LFI) et Rassemblement national (RN) ont déposé vendredi deux motions de censure contre le gouvernement, en réaction à la décision du premier ministre de faire adopter le projet de loi de finances 2026 en contournant le parlement.
«Le budget 2026 de la France est définitivement adopté par l'Assemblée nationale», stipule Touteleurope, précisant: «Après quatre mois de débats parlementaires, trois recours au 49.3 et six motions de censure, le budget 2026 est définitivement adopté».
«Les deux dernières motions de censure déposées à l'encontre du gouvernement Lecornu par la gauche sans le Parti socialiste d'une part, et l'extrême droite d'autre part, ont été rejetées. Celles-ci avaient été déposées à la suite de l'utilisation du troisième 49.3 par le gouvernement vendredi 30 janvier, après l'examen du texte au Sénat jeudi», continue le site consacré à la politique.
«Sur les 289 voix requises pour renverser le gouvernement, la motion de censure de La France insoumise (LFI) et de ses alliés communistes et écologistes n'a obtenu que 260 voix, tandis que celle du Rassemblement national (RN) associé à l'Union des droites pour la République (UDR) n'a emporté que 135 voix».
«Le projet de loi de finances pour 2026 est définitivement adopté grâce au recours à l'article 49.3 de la Constitution, qui a permis au Premier ministre de faire passer le texte sans le vote parlementaire, tout en conservant certains amendements déposés lors de l'examen au Parlement», fait remarquer le site consacré à la politique.
«Plus personne dans le pays ne soutient la politique de ce gouvernement», a, selon Touteleurope, dénoncé la députée LFI Nathalie Oziol, à la tribune de l'Assemblée nationale. «Le social-macronisme, c’est une violence ciblée contre les plus précaires», a-t-elle poursuivi avant d'accuser les députés socialistes de «changer de position à chaque nouveau chantage du gouvernement».
Le RN, quant à lui, par la voix du député Gaëtan Dussaussaye, a critiqué un «budget de défaite», «un budget de punition et de privation fait par des incompétents qui envoient les comptes publics droit dans le mur».
Le 30 janvier, Sébastien Lecornu a activé l’article 49.3 de la Constitution et engagé la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote le budget de l'État. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit des réductions de dépenses dans tous les secteurs, à l’exception de la défense, où une augmentation des ressources à hauteur de 6,7 milliards d’euros est prévue.
En 2025, le déficit budgétaire s’est établi à 5,4% du PIB, ce qui a affaibli la confiance des créanciers à l’égard de la France. Dans ce contexte, les autorités prévoyaient de ramener le déficit à 4,7% en 2026, mais, après l’adoption d’amendements sous la pression des formations de l’opposition, ce chiffre devrait finalement atteindre 5%.
«Le projet de loi de finances doit encore être validé par le Conseil constitutionnel avant d’être promulgué», conclut Touteleurope.
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