
27.07.2026
C’est un record historique en France avec les incendies, 200.000 personnes évacuées.
«La France bat son record de surfaces brûlées et mobilise des moyens militaires pour contenir les incendies», souligne Le Soir.
«115.000 hectares ont été parcourus, ce qui est inédit», a annoncé Laurent Nuñez, ministre français de l'Intérieur, précisant: «Près de 200.000 personnes ont été évacuées au total en raison des feux qui sévissent dans le Sud-Ouest de la France, dont 167.000 pour la seule Gironde».
«En Gironde, où un feu a déjà ravagé 40.000 hectares, 57.000 personnes supplémentaires ont été évacuées dans la nuit de vendredi à samedi, s’ajoutant aux 110.000 contraintes de quitter leur logement ou lieu de vacances depuis mercredi. Le ministre de l’Intérieur a chiffré à 30.000 le nombre d’évacuations dans le département voisin des Landes, à l’issue d’un point de situation au centre opérationnel de la gestion interministérielle de crise (Cogic)», poursuit Le Soir.
«5.000 à 6.000 personnes évacuées des communes alentour ont trouvé refuge à Bordeaux».
«La situation demeure très défavorable», a signalé Nuñez hier, annonçant: «Au total, 2500 sapeurs pompiers sont mobilisés dont un groupe suisse, 1500 militaires et près de 1200 policiers et gendarmes procèdent aux évacuations et aident aux opérations de secours et de sécurisation, sans oublier l’appui précieux des 450 bénévoles des associations agréés de sécurité civile. Enfin, 18 moyens aériens sont mobilisés depuis ce matin et l’A400M (l'équivalent de trois Canadair) sera, à nouveau, engagé».
Selon RFI, Dimanche 26 juillet, le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a réaffirmé que l'évacuation de sa ville n'était «pas à l'ordre du jour», situant les flammes entre «25 et 30 km» de Bordeaux et «15 km de la métropole» au niveau de Martignas-sur-Jalle. 1.500 militaires sont mobilisés depuis samedi soir pour lutter contre ces incendies.
«Bordeaux et sa région, des bastions de l’industrie militaire menacés par les flammes» avertit Contre Attaque.
«À Mérignac, en banlieue immédiate de Bordeaux, se situe le siège principal de l’entreprise Dassault qui produit les avions de guerre Rafale. On y trouve donc de la très haute technologie militaire, et des chantiers d’avions de guerre, conçus pour larguer des missiles et des bombes nucléaires. Dans la même commune, il y a la firme Thalès qui produit notamment des drones tueurs et des composants électroniques. Toujours à Mérignac se trouvent trois centres nationaux de décision militaire. Au total, ce sont près de 15.000 emplois liés à la production d’armes concentrés sur une même commune».
«Juste à côté, à Saint-Médard-en-Jalles, à 15 kilomètres du cœur de Bordeaux, il y a des sites d’ArianeGroup. Des ingénieurs et des ouvriers y construisent des missiles balistiques M51. Il s’agit d’énormes fusées contenant chacune 10 têtes nucléaires, pouvant être propulsées à 10.000 kilomètres, à une vitesse supersonique. Chacune des têtes est 10 fois plus puissante que la bombe d’Hiroshima. Sur ce site d’ArianeGroup, on charge ces missiles en propergol, un produit chimique servant à la propulsion des fusées, hautement dangereux, instable et toxique. Un autre site de la même entreprise, dans la commune de Sainte-Hélène, produit des explosifs».
«Plus au sud, à Biscarosse, il y a le Centre d’essais missiles, considéré comme le cœur de la «dissuasion nucléaire française». Ce site est «spécialisé dans les essais en vol de missiles et de cibles aériennes»: l’armée y teste ses nouveaux systèmes de destruction. C’est à Biscarosse que se trouve le deuxième grand incendie qui ravage en ce moment la Gironde».
«Le feu s’approche aussi du centre Centre d’études scientifiques et techniques d’Aquitaine (CESTA), situé à Barp, à 30 kilomètres de Bordeaux. Un site du Commissariat à l’énergie atomique, chargé de concevoir les têtes nucléaires. Il héberge le Laser Mégajoule, un outil qui concentre une énergie destructrice phénoménale grâce à des faisceaux, permettant de recréer les conditions qui règnent lors d’une explosion nucléaire».
«Pour ne rien arranger, la commune d’Ambès abrite un site de Yara, entreprise polluante stockant de grandes quantités d’engrais, explosifs au contact du feu. Yara a fait l’objet de multiplies alertes dans l’estuaire de la Loire pour non-respect des règles de sécurité. Un site Yara dans les flammes serait une véritable bombe», conclut Contre Attaque, rappelant: «Le 8 juillet, c’est dans le département du Cher qu’une catastrophe a été évitée de peu. Un incendie menaçait une usine de la firme KNDS, qui produit des munitions, notamment des obus».
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